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J'avais fais une erreur quand à la dénomination de ce planeur. Je l'avais nommé "DFS Weihe". Comme toujours grâce à vous, l'erreur est réparée. Voici sa courte bio.

F-CBGR VMA-200 n°30 CIC Frileuse
CIC Le Plessis Belleville
CdN 4.7.55
1960/70 ? à Buno
Suspension 27.5.71 et radié

Infos extraites du livre "Fox Charlie" Registre des planeurs français de Jacques Chillon & Christian Ravel.

Planeur exposé de longues années dans le hall de l'aviation légère à l'époque, entre deux guerre actuellement. Retiré de l'exposition à la fermeture du Hall le 9 mai 2012, puis stocké en réserve. La différence entre "Wheile" et "Milan"? L'explication en bas de page.

VMA-200 "Milan" n°30 F-CBGR, préservé au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget

VMA-200 "Milan" n°30 F-CBGR, préservé au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget

1.Historique du WEIHE/MILAN

1-1 Le Weihe — Généralités
Dessiné en Allemagne en 1938 par l'ingénieur réputé Hans JACOB, le Weihe a été conçu pour une construction moins onéreuse que celle du précédent planeur de type REIHER, beaucoup plus performant mais plus cher à l'achat.

Remarquable par sa grande envergure (18 m) et ses excellentes performances (finesse 29) il fut sélectionné par l'organisme nazi de vol à voile NSFK (National Socialistichen Flieger Korps) comme son planeur de performance, et construit à plusieurs centaines d'exemplaires (notamment 280 aux usines Schweyer).

Les deux premiers prototypes du Weihe participent au concours de la Rhoen en 1938. Pendant les années de guerre, on retiendra le très long vol de Ernst Jachtmann (55h51 mn). Les qualités de ce fin planeur se retrouvèrent après guerre malgré l'arrivée de planeurs plus modernes ; le Weihe gagna les championnats du monde en 1948 (Perrson) à SAMADAN (Suisse) et en 1950 (Nillson) à OREBRO (Suède), devançant à chaque fois notamment les Air 100 français.

La construction du Weihe reprit après guerre à l'étranger (Espagne, Suède, Yougoslavie, et en France sous le nom de « Milan »). Quelques dizaines d'exemplaires furent récupérés comme prises de guerre à la défaite de l'Allemagne, notamment par l'Angleterre et la France. La société Focke Wulf reprit la construction du Weihe en 1952 en Allemagne, sous une version légèrement modernisée appelée « Weihe 50 » (verrière moulée et parfois roue d'atterrissage).

1-2 Le Weihe -Milan en France

Les français récupèrent en 1945 parmi les quatre centaines de planeurs « prises de guerre », onze cellules entières de Weihe, plus un grand nombre d'ensembles élémentaires (fuselages, ailes, etc.) et de pièces détachées. Onze exemplaires furent donc récupérés (les numéros de construction allemands n'étant pas relevés, à Strasbourg, au « centre de récupération des planeurs allemands » des « sports aériens »français, installés sur le terrain de Strasbourg-Neuhof, et enregistrés dans la série R-XX (entre R-24 et R-266).

Pour plus de clarté administrative, le SALS renumérota, en 1947, les machines par type et les onze Weihe se retrouvèrent ainsi Weihe NOI à 11. En 1948, le SALS décida d'utiliser les éléments isolés allemands, récupérés en 1945* pour reconstituer un certain nombre de machines (bons de réparation N 0894 à 901 du 3 mars 1948 auprès des établissements Victor Minié Aéronautique à Saint Cyr). Cela donna naissance à huit nouvelles machines (N 012 à 19 inclus), généralement appelées Weihe, mais également Milan dans certains documents officiels (par exemple le NO 14 est baptisé « Milan » dans la consigne de navigabilité N068-12 !).

La construction continua au-delà du N 019 (commande SALS non identifiée), puisque le plus gros numéro connu de V.M.A. 200 « Milan » est le numéro 34 en intégrant probablement au fur et à mesure de l'avancement des constructions de moins en moins d'éléments d'origine allemande. A noter que sur les carnets de route (document officiel) de ces machines est portée la mention « reconstruction par les Ets Victor Minié Aéronautique ».

Contrairement donc à ce qui était écrit jusqu'ici dans les revues ou livres aéronautiques, il n'y a pas eu « 10 », « 20 » ou « 30 » Milans construits, mais un ensemble numéroté à la suite (de 1 à 34 au moins), couvrant l'ensemble des Weihe et Milan français.

Comme l'ensemble des planeurs collés à la « Caurit» (colle à base d'urée formol), dont le vieillissement entraînait localement des décollements notables, les restrictions de vol s'appliquèrent au Weihe/Milan (consigne de navigabilité 65/27 du 2 novembre 1965).
Après examen des machines, une par une, la C.N. 68/12 du 12 mars 1968 désigne nommément les machines susceptibles d'être remises en état ( sur demande initiale de la F.F. V. V., créée peu de temps avant, en avril 1966), à savoir:

le Weihe N03
les Milans N014 (F.CBGN)
21 (F.CBGS)
22 (F.CBGQ)
24 (F.CAIY)
26 (F.CBGO)
27 (F.CBGM)
28 (F.CBGP)
30 (F.CBGR)

On notera la présence curieuse du Weihe 3 (l'actuel exemplaire du G.P.P.A), mais dont on peut supposer qu'il avait hérité de nombreux éléments « français » bien collés (les accidents à l'époque étaient fréquents et les « échanges standards »idem) ; même remarque potentielle pour le N 014 (curieusement appelé Milan ? , bien qu'appartenant à la « série » reconstituée par V.M.A en 1948). En fait l'essentiel des machines autorisées à être remise en état à la « deuxième série » de V.M.A. (N 020 à 34), dont les machines ont dû avoir un maximum de « pièces » françaises bien collées.

Merci Benoit ;-)

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